Selon Georges Malbrunot, nouvel éditorialiste de RTL, les services de renseignement français avaient connaissance, avant l’attaque du Hamas le 7 octobre, d’un projet d’invasion d’Israël. Toutefois, ils ignoraient la date exacte de l’opération.
🔹 Des indices repérés à Gaza
Grâce à des informateurs implantés dans la bande de Gaza, la France avait identifié depuis plusieurs années des signaux inquiétants. Ces informations indiquaient qu’une invasion terrestre pourrait survenir, avec plusieurs milliers d’hommes mobilisés par Yahya Sinwar, chef du Hamas.
Dès l’été 2023, des rivaux salafistes, habituellement surveillés par le Hamas, avaient reçu des armes et s’entraînaient en coordination avec Sinwar. De nombreux jeunes censés être en pèlerinage à La Mecque s’étaient en réalité entraînés au Liban et en Syrie, préparant l’attaque.
🔹 Le partage de renseignement : un sujet sensible
La France connaît bien Gaza, avec une présence officielle depuis 2000 et des agents du Service Action infiltrés sous couverture humanitaire. L’un d’eux a été exfiltré au printemps dernier.
Selon un ancien responsable de la DGSE, jusqu’au 7 octobre, les informations recueillies en vertu d’accords historiques avec l’Autorité palestinienne n’étaient pas partagées avec Israël. Cependant, après les massacres, il est probable que la France ait ouvert ses dossiers au général Aharon Haliva, chef des renseignements militaires israéliens. Emmanuel Macron avait également plaidé pour un partage plus large du renseignement et pour la création d’une coalition internationale anti-Hamas.
🔹 Diplomates et gouvernement français : un cloisonnement strict
Si les services de renseignement étaient informés, les diplomates français ne l’étaient pas. Le cloisonnement, indispensable dans les situations sensibles, a limité l’accès à ces informations. Concernant le président Macron, certains espions estiment qu’il était probablement au courant des intentions du Hamas, compte tenu de la gravité des renseignements.
🔹 La France maintient sa présence à Gaza
Dix mois après les événements, alors que la guerre continue de faire rage et que selon le Hamas 40 000 Palestiniens sont morts, la France prévoit de reprendre pied à Gaza. Un nouveau directeur de l’Institut français de Gaza sera envoyé, temporairement basé au consulat de France à Jérusalem. Ironie du sort, en novembre dernier, Israël avait saisi certains dossiers de cet institut après des bombardements sur ce lieu symbolique de l’influence française.
Source : RTL.fr – Georges Malbrunot































