Depuis avril 2024, le football camerounais est secoué par une crise opposant la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) au ministère des Sports et de l’Éducation physique, en lien avec l’Office national des infrastructures et équipements sportifs.
Au cœur de ce conflit, Me Claude Assira, avocat renommé, prend position aux côtés de Samuel Eto’o, président de la Fécafoot, dénonçant l’attitude de l’État. Selon lui, l’État perd sa légitimité lorsqu’il viole la loi, et le respect ne doit pas être automatique face à ce qui relève de l’illégitimité scélérate.
🔹 Les mots forts de Me Claude Assira
Sur sa page Facebook, l’avocat a publié :
« Ceux qui n’ont pour seul discours que de fustiger l’irréductibilité d’Eto’o avec pour seul argument que l’Etat est plus fort doivent alors aussi venir ici me dire :
– L’Etat est-il fort même quand il est dans une attitude de scélérat ?
– L’Etat doit-il être respecté et obéi même quand il est dans l’illégitimité scélérate ?
– Jusqu’à quand, jusqu’où doit-on supporter l’imposture, le mépris, l’illicéité ?
– À quel moment la soumission aux droits devient-elle une exigence vis-à-vis de l’Etat ?
– Si l’Etat ne se soumet pas à la loi dans de petites choses (le football est une petite chose), c’est sur les grandes choses (libertés individuelles, libertés publiques, justice, démocratie) qu’il sera attendu de lui qu’il se soumette à la loi ?
Demandons avec Eto’o ce qui est du devoir de l’Etat. Il n’y a que comme ça qu’on sera légitime à lui demander plus tard ce qu’il nous doit à nous-mêmes… »
Pour Me Assira, Samuel Eto’o n’est que le vecteur par lequel la contestation se manifeste, mais le combat dépasse le football et concerne le respect des lois et des droits fondamentaux au Cameroun.
Cette déclaration marque un soutien juridique fort à Eto’o, alors que la crise entre la Fécafoot et le ministère se poursuit, et relance le débat sur la soumission de l’État à la loi.
Source : Actu Cameroun































