La région de l’extrême-nord du Cameroun fait face à de graves inondations, compromettant la rentrée scolaire de milliers d’élèves. Selon le système des Nations unies, plus de 160.000 personnes, dont de nombreux enfants, sont affectées par des pluies diluviennes dans quatre des six départements de la région.
🌊 Une rentrée scolaire sous pression
Dans le village de Domo, plusieurs écoles sont occupées par des sinistrés pour leur recasement, rendant la rentrée scolaire particulièrement difficile. Selon Jean Claude Fort Lamy, conseiller municipal à Yagoua :
« Certaines écoles sont inondées, et les parents ne sont pas prêts à envoyer leurs enfants à l’école. Dans mon canton, 4 villages sur 8 sont touchés, et les habitants ne peuvent pas se déplacer jusqu’à l’école principale de Domo. »
Dans le département du Mayo-Danay, la ville de Yagoua est littéralement coupée en deux par les eaux. Les autorités locales estiment que près de 2.000 élèves auront des difficultés pour se rendre à l’école.
🤔 Des solutions innovantes pour sauver la rentrée
Le gouvernement ne prévoit pas de décaler la rentrée scolaire. Pour faciliter l’accès aux établissements, des jeunes volontaires ont été mobilisés pour transporter les élèves par pirogue depuis les villages inondés.
« Les pirogues permettront de relier les villages aux écoles, mais il faudra un grand nombre de bateaux et la participation des personnes disposant de véhicules. C’est une solution temporaire, limitée mais nécessaire », explique Jean Claude Fort Lamy.
Mamadou Boukar Alifa, président de l’Association pour le développement du Mayo-Danay, souligne que la question des infrastructures scolaires endommagées reste cruciale :
« Même après les inondations, il faudra réfléchir à l’état des écoles pour que les enfants ne ratent pas le train de la rentrée scolaire. »
⚠️ Une situation sanitaire préoccupante
Les inondations inquiètent également les autorités sanitaires, alors que les risques liés à l’eau stagnante et aux maladies hydriques augmentent. Les efforts humanitaires et la coordination entre collectivités locales et organisations internationales restent essentiels pour protéger la jeunesse et la population vulnérable.
Source : Journal du Cameroun / Adapté
































